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SUMMARY:EXPOSITION GILLES BAUMONT\, travail photographique
DESCRIPTION:   \n\n\n\n               \n\n\n\n                           \n\n\n\nAfin de vous imprégner de l’ambiance de cette nouvelle exposition je vous recommande la lecture du texte qui suit\, écrit par Gilles Baumont. Ce sera une introduction poétique\, qui\, je l’espère\, vous intriguera suffisamment pour que vous courriez voir son travail artistique ! \n\n\n\nMajor Tom to ground control * \n\n\n\nIl avait toujours rêvé l’espace. Il faut dire qu’il le méritait. Il en avait telle-ment manqué petit garçon. Bien qu’habitant rue de la Liberté\, il l’avaitperdue\, sa liberté\, quand ses parents brutalement séparés l’avaient  \n\n\n\nexpédié “fissa” en pension à la campagne.L’espace\, le vrai\, celui qui nous emporte jusqu’à l’oubli de toutes nospetites misères\, il l’avait rencontré pour la première fois lors du salon del’aéronautique en 1965. Accroché au bras de sa mère\, la tête en l’air.Devant son nez plissé\, à deux mètres suspendu par un fil se balançaitune grosse boule métallique brillante et cabossée… la capsule de YouriGagarine. Il l’avait fait\, lui\, le cosmonaute dans son ballon en fer\, le tourdu monde sans jamais toucher par terre.En rentrant à la maison\, dans la Caravelle bleu ciel pilotée par maman\,une idée fixe était née : à son tour de sauter en l’air mais surtout ne ja-mais retomber par terre.Il avait bientôt douze ans. Comme les parents\, les vacances aussiétaient partagées. Ils passaient\, sa sœur et lui\, le plus chaud de l’étéavec leur père. Direction la grande bleue dans la voiture de papa. Unfumeur de cigare aussi brutal que généreux. Ferrailleur\, Il aimait les \n\n\n\nautos\, les belles\, les rares\, les nerveuses qui roulaient très vite et qu’on voitde loin.La Bristol filait à cent soixante\, vitesse supersonique pour l’époque\, lesfenêtres ouvertes\, appels de phare et klaxon bloqué\, tout droit jusqu’aukilomètre huit cent trente-neuf de la nationale 7.Assis à l’arrière\, les fesses au bord du siège en cuir rouge patiné de labelle Anglaise\, il laissait flotter son bras à l’extérieur dans le vent . Mû encommandant de bord un instant\, il s’ingéniait à piloter sa main. Décoller\,atterrir. Décoller\, atterrir. Encore et encore. Son bras volait à une altitudede trois pieds\, la vitesse de croisière frôlait les quatre-vingts nœuds.Le maelström du vent dans l’habitacle\, le vacarme du moteur\, le défiléhypnotique des platanes immobiles au garde à vous sur le bas-côté. Leparfum velouté du cigare de papa. La conjugaison de l’ensemble  \n\n\n\nl’enivrait. Les portes du rêve s’entrouvraient.Sans lutter\, il laissait ses paupières se fermer. En quelques secondes\, ilétait à son tour aux commandes de son vaisseau traversant les universpsychédéliques. Comme le capitaine David Bowman dans le film qu’ilavait vu\, fasciné\, au grand Rex quelques semaines auparavant : 2001\,l’Odyssée de l’espace. Il vivait son rêve. Il voulait lui aussi se perdredans l’infini.Plusieurs dizaines d’années plus tard\, l’obsession était encore là.Perpétuellement dans la lune\, dans ses mondes\, sa scolarité avait étécatastrophique. Il avait grandi au rythme de ses rêves. Poussé hors dulycée par l’âge. Il avait réussi à intégrer une école d’art. Sa vie avaitchangé. Encouragé par un entourage aussi rigoureux qu’attentif. Il luiavait suffi de quelques semaines pour que la notion d’excellence lui de-vienne familière et l’oblige. Dessiner\, photographier était devenu sonquotidien puis son métier. Au fil de ces années d’études\, il s’était  \n\n\n\npersuadé que ses rêves pouvaient et devaient sans alternative possible êtreréalité.Ne restait plus qu’à savoir comment s’y prendre…Le premier essai avait vu le jour un après-midi de printemps lors d’unepromenade le long d’une plage bretonne : alors qu’il se préparait à  \n\n\n\nrelever un coquillage à demi enfoncé dans le sable de l’estran\, il s’étaitaperçu que plus il se courbait vers le sol\, plus l’horizon se rétrécissait.Fort de cette constatation intrigante\, il avait poussé l’expérience jusqu’às’allonger de tout son long sur le sable puis d’y coller sa joue pour mieuxconfirmer l’hypothèse. Devant lui\, l’horizon avait totalement disparu\, onpouvait rayer le mot du dictionnaire. L’espace était au bord de la terre.Le ciel tombait dans l’eau !Pour convaincre ses amis pour la plupart dubitatifs\, il était nécessaire derapporter la démonstration irréfutable de sa bonne foi et de disposer depièces à conviction. Il les consigna par dizaines dans sa “boîte àpreuves”.Il avait noté que le ciel tombait dans l’eau\, c’était acquis. Il avait vu lacime des saules s’évanouir pour disparaître dans le chant du vent. Ilavait relevé tout cela méthodiquement puis l’avait photographié. \n\n\n\nL’accumulation des signes et des indices que lui offrait cette terre  \n\n\n\nl’encourageait. Malheureusement\, il était pour toujours\, pensait-il\, l’otage de lapesanteur.Pendant des semaines\, sans jamais quitter les nuages des yeux\, il enavait même supplié certains de l’emporter. Sans succès\, il s’était rassuréen pensant que si un morceau de terre n’était pas capable de grimperdans le ciel\, on pouvait sans aucun doute trouver un bout de ciel tombésur la terre.C’est en suivant au gré d’une promenade une brindille d’élyme qui\,poussée par le vent\, s’était réinventée en trait d’union entre deux  \n\n\n\nbigorneaux que la preuve\, par hasard\, s’était révélée. C’était une évidence : sila terre ne pouvait s’élever jusqu’au ciel\, elle en était pour le moins lemiroir.Instantanément\, la vision de cette longue ligne mince liant ces  \n\n\n\ncoquillages lui avait rappelé ces pages d’encyclopédie qu’il feuilletait petitgarçon. Ces grandes cartes bleues sur lesquelles les étoiles assembléesdonnaient naissance à des constellations aux noms fabuleux : Orion\,Andromède\,… le petit nuage de Magellan !Méthodiquement\, en prenant son temps\, il les avait découvertes surterre et sur mer. Photographiées\, elles sont encore aujourd’hui  \n\n\n\nconsignées dans sa boîte à preuves. Maintenant\, il pouvait marcher dans leciel\, déambuler entre le scintillement des étoiles jusqu’aux confins del’univers.Pendant plusieurs années il avait chevauché Pégase\, croisé un lion\,combattu un dragon…Abandonné à la rêverie depuis trop longtempsdans le vide de l’infini\, l’ennui l’avait soudain réveillé. Une nouvelle  \n\n\n\nquestion se posait : qu’y avait-il au delà de l’infini ?Cela impliquait un nouveau départ drastique pour en être l’inventeur. \n\n\n\nAu bout… Eldorado ? \n\n\n\n*David Bowie Album Space Oddity 1969 \n\n\n\n  \n\n\n\n  A très bientôt et n’hésitez pas à en parler autour de vous! \n\n\n\n  Ariane Blanche
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